… nous visitons Dolores. Au détour d’un carrefour se présente une brewery ; petit pub local fabriquant ses propres bières, tenu par de sympathiques Américaines aux tendances baba cool.
À peine installés à table, les pitchers de bière locale (pichets de 2,5 litres) s’enchainent. Nous ne voulons pas abuser car le lendemain c’est notre dernière étape pour Durango. Or, nous sommes bien décidés à être en forme pour la soirée finale. Pourtant...
Arrive le 5e pitcher, nous sommes chauds, nous enchainons les photos groupées. La serveuse ravie de voir de si bons vivants est impressionnée. « Je n’ai jamais vu des gens boire autant sans être soûls » nous dit-elle dans sa langue natale. Elle n’a encore rien vu la pauvre... Elle nous offre le 6e pitcher.
Là, nous découvrons enfin qu’une porte dérobée mène dans une cour où se déroule un concert. Il y a plein de monde. Pris dans l’ambiance, nous accélérons. Les pizzas et les bières s’enchainent maintenant à toute allure.
Orage : le groupe et ses nombreux clients se retrouvent tous à l’intérieur dans la petite salle. Ambiance pub irlandais maintenant. Il ne nous en faut pas plus... tout s’accélère.
Très peu de souvenirs à partir de ce moment. Mais voici nos derniers flashs :
- on se souvient d’avoir été les 5 stars françaises de la soirée car nos récits impressionnent par l'aspect sportif et pourtant nous buvons plus, dansons plus, et tenons plus l’alcool que les autres clients ;
- je me souviens d’avoir été sur scène en train de jouer de la country, guitare à la main devant une salle déchainée au possible. Les autres membres du groupe essayant de suivre tant bien que mal. Wandsel, Breton et François dansant comme des bêtes ;
- je me souviens qu’en sortant dehors pour vidanger mes litres de bières (hors des toilettes tel un bon Français), j'ai surpris Benat en train d’emballer (et même plus) Kate, une magnifique Américaine. Il a fait vite le bougre !! Va-t-il terminer l’étape ailleurs que dans sa tente ?
- on se souvient de François, accoudé au bar, parlant tellement bien l’anglais (pour 1 fois) avec les patronnes qu’il a reussi à négocier les clés du bar : « Les gars, c'est bon, on reste dans le pub à finir les fûts après la fermeture si on veut » ;
- on se souvient de Wandsel vidant le 10e et dernier pitcher directement dans sa bouche sans passer par le verre. « Un verre ? pour quoi faire ! » ;
- on se souvient de Breton qui a dit : « Les gars, ce soir, on ferme le bar. » Il était déchainé en train de danser de la new wave sur de la musique country, parlant en anglais avec tout le monde…y compris nous !
- je me souviens m’être fait une entorse à la cheville en sautant une barrière. Pourquoi ??? je ne sais toujours pas...
Bref, nous sommes rentrés aux tentes sans trop savoir comment, à 1 h du matin. Benat s’est perdu, François est allé le chercher. Il remontait le col direction Blanding...
Dans les duvets, des cadavres, tués par nos 25 litres de bières absorbés en 5 h. Dire que 2 jours auparavant, nous étions assoiffés...























